Ce 11 novembre, l’hommage au soldat inconnu a cent ans

14-18 : un nombre de morts jamais atteint jusque-là

Jamais avant le Première Guerre mondiale, autant d’hommes n’avaient été enrôlés et jamais il n’y avait eu autant de morts au combat. Au lendemain de l’Armistice, près de 10 millions de soldats sont morts (et 9 millions de civils). Et personne ne s’attendait à une telle hécatombe. Sur le front occidental, les pertes françaises et allemandes (morts et disparus) se sont élevées à un homme sur six, à un homme sur huit pour les Britanniques. Sur le front oriental, c’était le double dans les forces des Puissances centrales, selon Jay Winter dans l’encyclopédie de la Grande Guerre, Bayard.

En Belgique, on dénombre 41.000 morts militaires et 23.000 civils. 2000 membres de la Force publique du Congo belge et au moins 7000 porteurs seraient également morts aux côtés des Britanniques dans le Sud-Est africain, l’actuelle Tanzanie.

A 11 heures, le 11 novembre

Partout le 11 novembre devient un jour de recueillement. A 11 heures, on se rassemble devant les monuments aux morts. Après la Grande Guerre, « les monuments aux morts deviennent universels, note Annette Becker dans L’encyclopédie de la Grande Guerre 14-18, Bayard, rappelant partout dans le monde des anciens belligérants, à l’exception de la Russie, devenue Union Soviétique, l’omniprésence de la tragédie de 14-18. Les vainqueurs et les vaincus participent avec de la même frénésie commémorative « .

En Belgique, sous la Colonne du Congrès, le 11 novembre 1922

La Belgique suit finalement son voisin français. « Au départ, il n’était pas prévu de faire la tombe du soldat inconnu, raconte Valérie Piette, historienne à l’ULB, on avait plutôt pensé à un grand monument montrant la spécificité de la Belgique pendant la guerre. On ne voulait pas faire comme les Alliés. On avait même pensé commémorer l’entrée du roi à Bruxelles le 22 novembre 1918, avec à ses côtés le bourgmestre Adolphe Max, rentrant des camps allemands ». Une loi prévoyait d’ailleurs de se souvenir du 4 août 1914, date de l’invasion allemande, jour du non à l’ultimatum allemand. « Mais Albert 1er a considéré que le 11 novembre était politiquement plus fort ».

La tombe du soldat inconnu est installée au pied de la Colonne du Congrès le 11 novembre 1922. C’est un soldat aveugle qui a choisi le soldat inconnu. Les cercueils sont alignés dans la ville de Bruges. « Pour ce faire, les autorités ont pris au hasard un possible soldat inconnu des cinq grands champs de bataille, raconte Jean-Michel Sterkendries, professeur à l’Ecole Royale Militaire, un soldat tombé sur les forts de Liège, de Namur, d’Anvers, de la bataille de l’Yser, ainsi qu’un soldat tombé dans l’offensive libératrice menée à partir de septembre 1918. L’un de ces hommes a été enterré sous la Colonne du Congrès. On ne se sait pas de quel front il provient ».

l’article complet : rtbf

Cette année la commémoration se fera sans public

Je suis passée devant cette colonne, en suivant la rue Royale, pendant 10 ans, les mercredi et samedi : je me rendais à mon cours de danse classique 🙂

J’ai eu la chance de pouvoir découvrir Liège-Expo 14-18 : « j’avais 20 ans en 14 » à la gare des Guillemins de Liège

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